Sermon du Vendredi Saint 1998
Mis en ligne le jeudi 27 mars 2008
Thème : DE GETHSEMANE A LA CROIX.
Textes de base : Marc 14:53-15:15 ; Luc 23-18-49.
Bien Aimés Frères et Sœurs,
Penchons nous un moment sur le sens que Gethsémané revêt pour nous. Ce fut un de ces jeudis les plus sombres de la vie de Jésus. Ce qui me fait dire donc que ce fut le théâtre de la lutte la plus tragique de l’histoire de l’humanité. Ce jeudi là à Gethsémané, Jésus fut en proie à une douleur inexprimable, une angoisse mortelle. Son agonie devint telle qu’il tomba prostré sur le sol et pria. Jésus ne redoutait pas la mort en tant que telle, elle ne pouvait le retenir. Il envisageait dans ce jardin, le péché du monde. La question était que Lui, pur de tout péché, serait fait péché pour la Rédemption du monde. Son agonie était le conflit inévitable, en sa personne entre le bien absolu et le mal de l’humanité. Gethsémané, nous a laissé un témoignage vivant et convainquant que Jésus s’est totalement soumis à la volonté de son Père. Son comportement anticipe pour moi une grande victoire sur sa dure épreuve qui ne faisait que commence à Gethsémané. L’épreuve de Gethsémané comporte trois applications :
Le verset clef à ce titre est Marc 14:36 , où Jésus disait : "Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux".
Le vendredi que nous commémorons est capital pour l’Eglise de Jésus. Jésus a envisagé la croix comme un sacrifice expiatoire. La chose qui a le plus étonna ceux qui ont jugé et condamné à mort Jésus, aura été son silence, son refus de se défendre.
Mat.26 :62 « le souverain sacrificateur se leva et lui dit. Ne réponds-tu rien ? De quoi témoignent il contre toi ? Jésus garda le silence. »
Mat. 27 :12-14 « Il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens. Alors, Pilate lui dit : n’entends - tu pas tout ce dont ils t’accusent ? Et Jésus ne lui donna de réponse à aucun point, ce qui étonna beaucoup le Gouverneur »
Luc 23 : 9 « Hérode l’interrogea assez longuement, mais Jésus ne lui répondit rien. »
Ce soir, pour notre culte de réflexion et d’action de grâce, j’aimerais que nous écoutions une partie du rapport que nous fait l’Évangile de Luc 23-18-49 sur la crucifixion de Jésus Christ.
Jésus sur la croix marque le sens de l’histoire. Avant cet événement suprême, l’espoir de l’humanité l’attendait ; après lui, l’espoir de l’humanité est fondé sur lui. Du jeudi au vendredi saint, la personne de Jésus a été minimisée et méprisée par des hommes dont la vision et la compréhension des choses étaient courtes, animés par la haine et la jalousie. Dans notre lecture, nous voyons Pilate céder aux autorités juives et livrer Jésus. Jésus suivit la voie douloureuse, fut crucifié sur le calvaire. Il sauva les hommes parce qu’il ne voulait pas se sauver. Il y’a un grave danger à considérer la croix simplement comme un événement de l’histoire ancienne. La croix continue de nous confronter toujours. Elle nous parle de la grâce ; une grâce qui est plus grande que nos péchés. De toute la lecture ce soir je voudrais surtout retenir votre attention sur la croix.
Les paroles de Jésus sur la croix. On peut noter trois paroles de Jésus sur la croix qui ne se trouvent que dans le récit de la crucifixion fait par Luc :
Bien-aimés Frères et Sœurs, de tout ce qui s’est passé ce vendredi saint, nous apprenons certaines beaucoup de choses. J’en ai retenu trois parmis tant d’autres.
La croix du Christ est une révélation A certains égards, elle est la plus claire des révélations de la vérité que Dieu n’ait jamais donnée. La crucifixion du Fils de Dieu sans péché révèle toute l’horreur du péché et tout l’amour insondable de Dieu. Son amour pour ce monde perdu était tel qu’il accepta que son Fils porte le poids du péché et donne sa vie pour le salut des pécheurs. Mais la croix est aussi la révélation de la sagesse de Dieu. Elle révèle le plan éternel de Dieu selon lequel Il exerce sa justice tout en donnant le moyen de réconcilier le monde avec Lui même.
Nous avons la rédemption par le sang versé sur la croix C’est ainsi que l’Apôtre Paul interprète la mort de Jésus- Christ. Il fallait un sacrifice sans tâche pour rendre possible le pardon du péché. Le prix de notre Rédemption ne pouvait être payé par rien de corruptible, rien de matériel « mais par le précieux sang du Christ, comme celui d’un agneau sans tâche et sans défaut. »
La contemplation de la croix nous amène à la conversion La croix nous rappelle la laideur du péché et nous pousse à le fuir. Elle donne l’assurance du pardon de Dieu au pécheur repentant. Elle nous donne le courage de supporter la persécution et nous inspire le désir de souffrir au nom du Christ. Si nous pensons sans cesse que Christ est mort pour le hommes, nous aurons un désir passionné de transmettre à tous le message du salut.
En commémorant le Vendredi saint, nous lui devons la reconnaissance pour son amour gratuit, l’obéissance fidèle et le service désintéressé. Nous déclarons avec assurance : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. C’est là le témoignage rendu en son propre temps ». (1 Timothée 2:5-6)
Que Dieu vous bénisse