Sermon du dimanche 1 Mai 2005 lors de la Conférence annuelle de l’EEPM
Mis en ligne le vendredi 22 février 2008
Salutations….. Remerciements. Rappel des bons souvenirs. Progrès et croissance remarquable de l’Eglise Evangélique a)- l’augmentation des églises locales b)- augmentations des pasteurs, bons travail des écoles bibliques c)- developpement du leadership de l’église d)- developpement de relations église-mission.
Je sais que de votre côté, vous reconnaissez certaines faiblesses sur lesquelles vous travaillez. Parmi les faiblesses dont vous causez, j’ai retenu certaines telles que : faiblesse du travail de suite, le manque des ressources financières et matérielles J’aimerai prendre cette occasion pour vous entretenir ce que je pense être la solution biblique du problème des ressource financières et matériel dans l’église. Je veux parler de l’importance de la libéralité dans l’église locale. La libéralité est une attitude chrétienne dont parle largement la parole de Dieu comme d’une victoire spirituelle. Je considère la libéralité, la générosité comme une loi de la vie selon l’Esprit. C’est la forme et l’attitude qui pénètrent le coeur et la vie du chrétien dès lors qu’il obéit à l’Evangile. En d’autres termes, je veux dire que la libéralité est une exigence et un appel de Dieu. Et quant j’y pense, c’est surtout par rapport au besoin matériel et financier de l’église. Je sais que les responsables ont toujours été préoccupés par ce problème. La question posée est comment renforcer la capacité de l’église de se prendre en charge ? Comme réponse à la question, des séminaires sur l’autonomie de l’église ont été organisés à l’intention de toutes les églises
Nous qui sommes à Bamako, nous vivons chaque jours dans la réalité de ce problème. les pasteurs luttent avec ce manque de ressources certains lancent des appels aux ONG chrétiennes certains courbent sous des dettes d’autres, éprouvés, sont tentés de changer d’église
Mais le Seigneur n’a-t-il pas pourvu à ce problème ?
Chaque fois que je pense à ce problème je pense avant toute chose à la PAROLE de DIEU. Là doit se trouver normalement un moyen pour résoudre ce problème. Et ce qui me vient tout de suite à l’esprit, c’est la libéralité, la générosité comme soutien de l’œuvre de Dieu. Parmi tous les moyens, nos pensées vont vers les dîmes, les offrandes et les dons de toutes sortes.
Comme vous le savez, la dîme est la dixième partie du revenu du croyant destinée à être consacrée à Dieu, mis à part pour Dieu. Ce faisant, le croyant s’interdit de son utilisation pour ses propres besoins. La dîme est une pratique très ancienne et antérieure à l’histoire d’Israël. Nous savons que les patriarches ont recouru la pratique de la dîme. Le cas le plus en vue est celui d’Abraham qui donna au Sacrificateur Melchisédech la dîme de tout. Gen 14 : 17- 24 et Heb 7:1-3. En son temps Jacob dira”Cette pierre que j’ai érigée en stèle, sera la maison de Dieu. Je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras” Gen 28:22
Je reste convaincu que la pratique de la dîme fait partie des solutions bibliques pour répondre à l’autonomie financière de l’église. La pratique de la dîme va plus loin qu’une solution au besoin matériel de l’église. C’est aussi une reconnaissance du fait que l’ÉTERNEL est le possesseur suprême de la Terre. Il en est le CREATEUR.
Il était interdit aux lévites d’exercer une quelconque activité lucrative. Comme compensation, ils recevaient au nom de l’Eternel, les dîmes et les offrandes. Vous comprendrez pourquoi la dîme fut considérée en Israël comme un devoir. De part cette pratique, les besoins des serviteurs de Dieu étaient satisfaits.
Au début, l’Eglise avait laissé de côté la prescription légale de la dîme. Pendant au moins plus de quatre siècles, elle ne reçu que les offrandes volontaires. Mais la dîme finit par avoir un caractère obligatoire. Le problème du soutien des ministres de la parole à temps plein a du jouer en faveur de cela. Par finir la dîme prte un caractère obligatoire. A partir de la Réforme Protestante, les églises protestantes reconnaissent en la dîme une offrande volontaire et reconnaissante. Cela est aujourd’hui encore accepté comme un consentiment libre et volontaire. En tant que telle, elle devient pour le chrétien, le minimum de la contribution qu’il peut consentir pour l’avancement de l’oeuvre du Seigneur. Dans nos recherches des solutions à l’autonomie de l’église, nous devons accorder à la dîme une grande importance. La dîme est plus que nécessaire dans la solution des problèmes des ressources de l’église. En parlant de la dîme, la dîme ne suffit pas pour exprimer au Seigneur notre gratitude et notre engagement. Je pense surtout à libéralité dans l’église. Le Chrétien ne doit pas se limite à la dîme. Le Seigneur lui demande plus. Paul en a parlé en ces termes ( 2COR. 9:7-8) : « En fait celui qui sème peu, moissonnera peu, celui qui sème en abondance moissonnera en abondance. Que chacun donne comme il l’a résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu a le pouvoir de vous combler de toute sortes de grâces, afin que possédant toujours à tous égards, de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne ouvre. » La libéralité n’est pas limitative. Aucune proportion n’est en vérité indiquée dans le NT. La seule règle est ce que nous venons de voir ; ce qui compte, c’est la résolution du coeur, sans obligation, par amour du Seigneur. Paul dans 1COR 16:2 recommande que la pratique de la libéralité dans l’église reste constante à nos yeux et que nous nous préparons à sa pratique chaque semaine : “ Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui, ce qu’il pourra, donner selon ses moyens.... ”
Aujourd’hui, la libéralité continue de jouer un rôle important dans la vie de l’église. En tant que communauté, le fonctionnement de l’église locale dépend de beaucoup des dons de ses membres. A propos de don, Dieu en a donné l’exemple.
Il a fait don de son Fils pour notre salut.
Il nous a fait don de la vie éternelle.
Il nous a fait don du Saint esprit
Il nous a fait don de sa grâce
Je peux dire que la gloire de Dieu se manifeste mieux dans ce qu’il donne que dans ce qu’il reçoit. En citant le Psaume 68:19, dans Ephesiens 4:8, l’apôtre Paul montre un changement d’attitude entre l’AT et le NT. Alors que dans l’AT l’Eternel aimait les dons des hommes, dans le NT, Christ fait aux hommes des dons. Rappelons nous ce que dit Jean 3:16 “ Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique.....” Comme le Père et le Fils donnent librement, nous devons aussi donner librement sans contrainte. Dans l’église, le sens profond de la libéralité doit être compris et apprécié comme tel.
Vous savez nos dîmes et nos dons doivent être gérés pour le Seigneur. Il faut des frères ou de soeurs pour faire cette gestion. Il faut des Yehiels. Et il faut, en plus d’eux, autres choses :
Si nous avons besoin d’exemples de libéralité, l’église du temps des apôtres en donne beaucoup.
L’Apôtre Paul a marqué sa confiance à des hommes comme Tite. Il fait une longue recommandation de Tite et de ceux qui l’accompagnent pour recevoir la collecte. L’Eglise a souvent négligé cette prudence de Paul et le résultat a toujours été décevant. 2 Cor 8:16- 24
Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui, ce qu’il pourra, selon sa prospérité. (1COR 16:2) C’est là une discipline personnelle que nous nous imposons dans bien d’autres domaines. Nous mettons bien de coté de quoi nous acquitter de certaines obligations : payer les impôts, le loyer, l’électricité, l’eau, etc. Mais nous prévoyons rarement quelque chose destinée au Seigneur comme sa part. Ils sont rares les salariés qui prévoient dans leurs dépenses mensuelles quelque chose pour le Seigneur. C’est souvent par hasard que nous donnons à Dieu. Il nous faut nous engager dans l’offrande avec la mentalité du semeur.
REVEREND DOCTEUR Kassoum KEITA